La coopérative d’activités et d’emploi (CAE) procure un cadre idéal pour développer son projet d’entreprise. Dans un contexte ou l’emploi salarié et notre rapport au travail connaissent de nombreux changements, le statut d’entrepreneur-salarié permet d’exercer ses compétences dans un environnement sécurisé. Avec la promesse de développer son savoir-faire à son rythme, de s’épanouir dans son travail et de conserver les avantages du salariat, la coopérative d’activités et d’emploi représente une alternative sérieuse pour l’exercice de nombreux métiers.

La coopérative d’activités et d’emploi : un outil de sécurisation de son activité.

La CAE constitue un outil pour permettre à des porteurs de projet de créer leur propre activité et de proposer leur savoir-faire de manière indépendante en bénéficiant d’un emploi salarié. Elle permet également de participer à une entreprise coopérative partagée avec d’autres entrepreneurs aux compétences et aux profils divers.

Les CAE affichent généralement trois grands objectifs :

  • créer les conditions favorables au test, à l’initiation et à la pérennisation d’une activité indépendante,
  • créer des emplois salariés en CDI dans une logique de développement collectif et solidaire,
  • encourager la gouvernance démocratique et collective en invitant les salariés à s’engager dans la vie de l’entreprise coopérative.

Concrètement, comment ça marche ?

  1. Dès le lancement de son activité en contrat d’accompagnement, l’entrepreneur émet des factures à ses clients au nom de la coopérative. Il constitue ainsi son chiffre d’affaires (CA). La coopérative d’activité et d’emploi encaisse les versements et affecte le chiffre d’affaires sur le compte analytique de l’entrepreneur.
  2. Le CA sert d’assiette au calcul des frais de structure variables selon les coopératives (de 10 à 15% du CA). Cette contribution coopérative servira ensuite à financer les frais mutualisés (outil de gestion et d’administration, formation, etc.)
  3. Enfin, le solde restant servira à régler les charges sociales salariales et le salaire de l’entrepreneur. Cette rémunération est souvent mensualisée sur la base d’un prévisionnel négocié entre la coopérative d’activité et d’emploi et le salarié. Elle est réajustable en fonction du CA généré par l’entrepreneur.

Quel métier pour quelle CAE ?

Photographe, électricien, traducteur, consultant, formateur, rédacteur web, forgeron, infographiste, coiffeur à domicile, informaticien, charpentier… La diversité des métiers qu’accueillent les CAE est grande. Toutefois elle connaît des limites d’ordre techniques, réglementaires ou relatives à l’éthique ou à l’importance des investissements d’une activité.

Exemple : les métiers d’assurance ou les métiers relevant d’un Ordre professionnel comme les pharmaciens.

Si la plupart des CAE sont multi-sectorielles, certaines ont choisi de se spécialiser dans un secteur professionnel. C’est notamment le cas des coopératives exerçant dans le bâtiment dont les métiers sont soumis à la garantie décennale. La coopérative peut alors apporter des réponses collectives en adéquation avec les spécificités de son secteur d’activité ou du territoire sur lequel elle rayonne.

Pourquoi choisir la coopérative d’activités et d’emploi ?

Depuis son adoption le 31 juillet 2014, la loi Économie Sociale et Solidaire reconnaît le statut d’entrepreneur-salarié. À mi-chemin entre le statut de salarié et le travail indépendant, ce nouveau statut confère de nombreux avantages :

  • entreprendre de manière autonome, en respectant son rythme de travail et en réduisant les risques,
  • développer son savoir-faire, libéré des tâches administratives (pas besoin de créer de structure juridique, mutualisation des outils de gestion et d’administration),
  • accéder à un environnement propice à l’apprentissage de l’entrepreneuriat par le biais de formations et d’un accompagnement de proximité,
  • conserver son affiliation au régime général de sécurité sociale,
  • développer un réseau professionnel et des complémentarités avec d’autres entrepreneurs-salariés,
  • rompre avec l’isolement du porteur de projet.

Enfin, s’il souhaite poursuivre son parcours au sein de la coopérative, l’entrepreneur-salarié peut accéder au statut d’entrepreneur-salarié-associé. Régie par le principe “une personne égale une voix”, la coopérative offre la possibilité à ceux qui le souhaitent d’accéder au sociétariat. Un aboutissement qui se traduira par une implication renforcée dans le fonctionnement de la coopérative et dans son développement.


consortium coopérative d'activités et d'emploiPour les avantages que procure le salariat j’ai longtemps repoussé l’aventure entrepreneuriale. Jusqu’à ce que je découvre la possibilité de créer mon activité indépendante tout en conservant un statut de salarié. Depuis juin 2016, j’ai rejoint la CAE Consortium Coopérative où j’exerce mon activité de rédacteur web. Installée à proximité de Poitiers et ancrée en région Nouvelle-Aquitaine, Consortium Coopérative se consacre aux porteurs de projet et aux professionnels de la culture et de l’économie sociale et solidaire. Elle répond aux attentes d’un territoire et d’un secteur qui connaissent de profondes mutations. Au quotidien, elle me permet d’évoluer au contact de vidéastes, de journalistes, d’artistes, de graphistes, de plasticiens… Toutes et tous aussi débordant(e)s d’énergie que de talents !


Liens & ressources :